FEMMES BATTUES.NATILAN

 

 

 

 

 

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La violence faite aux femmes est malheureusement très répandue,

indépendamment de l'âge et de l'origine, dans toutes les cultures et dans toutes les couches sociales.

Il n'est pas acceptable aujourd'hui

que l'on se taise et qu'on laisse ces femmes se faire maltraiter

sous toutes ses formes (physiques mais aussi psychologiques !) car la violence

c'est pas toujours FRAPPANT, mais ça fait toujours MAL

 

 


La violence faîte aux femmes est très répandue !

 

Une femme sur cinq subi de la violence physique ou sexuelle dans sa vie de couple. Deux femmes sur cinq ont connu de la violence psychologique.

 

La violence conjugale est considérée comme un processus au cours duquel, dans le cadre d'une relation de couple (mariage, concubinage, pacte civil de solidarité), un partenaire adopte à l'encontre de l'autre des comportements agressifs, violents et destructeurs. Dans l'immense majorité des cas, la violence est le fait de l'homme. Aussi , je vais prendre en considération un contexte dans lequel les femmes sont les principales victimes de ces agissements.

La violence s'exerce sous diverses formes : verbale, psychologique, physique, sexuelle, économique.

La femme peut être atteinte dans son intégrité physique : gifles, coups de poings, coups de pieds, sévices, strangulations etc...

Son conjoint peut avoir recours à tout objet lors de l'agression : brûlures par cigarette, coups portés au moyen d'une ceinture, utilisation ou menace d'une arme telle que couteau, fusil, outil, etc...

La violence conjugale peut également consister à dénigrer, humilier la femme en tant que personne ou se manifester par des attaques verbales, des scènes de jalousie excessive,  des menaces pour l'isoler de ses proches et de ses amis pouvant, aller jusqu'à la séquestration.

Il arrive aussi que la femme ait à subir des relations sexuelles sous la contrainte, accompagnées de brutalités physiques, d'insultes, de scénarios pornographiques humiliants, voire de viols collectifs.

Enfin, une violence de nature économique peut également s'exercer, entraînant pour la femme une privation de moyens ou de biens essentiels, un contrôle ou une spoliation.

Deux ou plusieurs formes d'agressions peuvent être simultanément infligées à la femme au cours d'incidents répétés et souvent de plus en plus sévères qui entraînent des blessures, des séquelles affectives et psychologiques graves.

Cette violence n'est pas que le symptôme d'un ménage ou d'une union en difficulté mais un comportement inacceptable, une infraction tombant sous le coup de la loi.

La violence contre les femmes dans le couple n'est pas une affaire privée. Elle nous concerne toutes et tous!

 

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HALTE A LA VIOLENCE CONJUGALE !

Reconnaître les signaux !
La violence conjugale prend de nombreuses formes qui vont de l'humiliation à l'extrême brutalité physique. Toutefois, les signaux d'alarme sont toujours plus ou moins les mêmes. Il importe donc de reconnaître ces signaux pour prévenir ou stopper la violence quand il est encore temps.

 

Comment reconnaître cet homme ?
 

• Il a été témoin ou victime de violence lorsqu’il était jeune.

• Il a tendance à s’ancrer dans des stéréotypes sexuels («les hommes ne pleurent pas», «ils rapportent l’argent à la maison», «ils portent les culottes»)

• Il a tendance à se déresponsabiliser avec son passé (« j’ai été violenté quand j’étais jeune», « j’ai été élevé comme ça », …).

• Il s’est habitué à se défendre et à se faire respecter par la violence.
 
• Il a tendance à considérer que l’expression des émotions et des problèmes est un signe de faiblesse.
 
• Il a de la difficulté à exprimer clairement et directement ses besoins face à sa partenaire ce qui l’amène à se sentir incompris et non respecté.
 
• Il a tendance à refouler les frustrations pour éviter les conflits et à les exprimer de façon agressive lorsqu’il n’en peut plus.
 
•Il a beaucoup de difficulté à mettre ses limites et lorsqu’il les établit, il a de la difficulté à les faire respecter, d’où l’impression qu’on abuse de lui.
 
• Il a une faible estime de lui-même et bien que les apparences donnent l’impression du contraire, il est très dépendant de sa partenaire, il a besoin d’elle pour bien fonctionner dans la vie, pour augmenter et/ou protéger son estime de lui.
 
• Il est égocentrique, centré sur lui, sur ses besoins. Il désire être compris et respecté dans ce qu’il est, mais il cherche très peu à comprendre le monde intérieur des autres, ce qu’ils ressentent, ce qui les pousse à agir ainsi.
 
• Lorsqu’il s’intéresse à ce qui motive les comportements des autres, c’est souvent pour les amener à se comporter selon sa logique à lui.
 
• Il a tendance à croire que sa façon de voir les choses est la seule qui soit acceptable. Il a des idées très arrêtées et très rigides sur ce qui est « normal » et sur ce qui ne l’est pas.
 
• Il ne sait pas comment réagir dans les situations stressantes pour se faire respecter sans se faire rejeter.
 
• Il est plutôt orgueilleux, a souvent trop honte de lui pour admettre ses torts.
 
• Il a de la difficulté à tolérer la souffrance psychologique, il cherche à la fuir, à la nier.
 
• Il vit beaucoup d’insatisfaction au niveau sexuel, mais il a beaucoup de difficulté à en parler clairement avec sa conjointe.
 
• Il a tendance à rendre sa conjointe ou ses enfants responsables de ses comportements violents (« elle me provoque, elle sait pourtant comment je suis »)
 
•Il a tendance à faire porter aux autres de plus mauvaises intentions qu’ils en ont en réalité.
 
• Il a de la difficulté à accepter la critique, les reproches même lorsqu’ils sont justifiés.

• Il a tendance à nourrir des attentes (conscientes ou inconscientes) irréalistes envers lui et les autres.

• Il a de la difficulté à contrôler ses comportements lorsqu’il a consommé de l’alcool ou de la drogue.
 
• Il ne croit pas vraiment que son comportement violent peut avoir des conséquences négatives sur ses proches.

• Il croit que ses comportements violents sont plus forts que lui (« je perds la carte », « je ne sais plus ce que je fais », …). 

•Il a tendance à faire subir à ses proches (sa conjointe et ses enfants) les frustrations vécues à l’extérieur de la maison et qu’il n’a pas réussi à exprimer en temps et lieu.
 
• Il croit que le monde entier est violent, hostile et difficile à vivre et que la violence est le seul moyen de survivre.
 
La violence augmente en intensité avec le temps si elle n’est pas arrêtée.
 
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LE CYCLE DE LA VIOLENCE
 
 

1°) JUSTIFICATION
Lorsque la tension est calmée, l’homme regrette son geste, se sent coupable, se dévalorise, ne s’aime pas.

2°) LA LUNE DE MIEL
Il s’excuse, dit qu’il ne recommencera plus. Sa partenaire pardonne, accepte par amour, par peur ou par pitié… Tout va bien, c’est la lune de miel.

3°) LES TENSIONS
L’homme recommence à se contrôler, à cacher ses émotions, à redevenir anxieux devant les frustrations de tous les jours qui s’empilent les unes sur les autres jusqu’au moment où une autre « goutte fait déborder le vase ».

 

4°) LA VIOLENCE
Ainsi, le cercle vicieux recommence, car les frustrations de l’homme n’ont pas été réglées par celui-ci. L’homme ne voit pas que sa façon d’être, de penser, d’agir fait partie du problème, il cherche plutôt la cause à l’extérieur de lui.

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PREJUGES ===> REALITES !
 

   Plusieurs mythes circulent sur la violence conjugale et sur les hommes qui l’utilisent. Il est important de défaire ces fausses croyances qui ne servent habituellement qu’à déresponsabiliser l’agresseur ou à entretenir des préjugés à son égard ainsi qu’envers les victimes. Voici donc quelques-uns des mythes les plus répandus dans la société et la réalité que nous constatons quotidiennement.

Ce n’est pas un homme violent, il n'utilise la violence qu'avec sa femme.  Au contraire, avec moi c’est un chic type. Certains conjoints violents sont tout à fait corrects en dehors de leur famille. Il est possible qu’ils n’utilisent la violence que dans leur famille parce qu’ils croient qu’ils ont le droit de la contrôler.

Il est violent parce que sa femme le provoque, en fait, elle court après. Peu importe ce que la conjointe fait ou dit, chacun est responsable de contrôler son comportement, il n’y a aucune raison d’utiliser la violence pour se faire comprendre ou obéir.

C’est l’alcool qui le rend violent. L’alcool est utilisé comme prétexte pour se laisser aller à ses impulsions. Le fait d’arrêter de boire peut faire cesser la violence pour un temps, il demeure toutefois un homme qui vit de l’amertume, qui se satisfait peu de sa relation conjugale et qui ne sait toujours pas exprimer ce qu’il vit de façon adéquate

C’est la jalousie qui le rend violent. Loin d’être une preuve d’amour, la jalousie est une preuve d’insécurité personnelle et de manque de confiance envers l’autre. Il est de la responsabilité de chacun de mettre un terme à la relation si elle est insatisfaisante, mais la jalousie ne justifie absolument pas le contrôle qu’elle entraîne habituellement.

Certains enfants ne comprennent qu’avec des « coups de pied au cul ». La violence est un moyen de punir l’enfant pour ce qu’il a fait, il ne comprend rien du tout si ce n’est que dans la vie nous avons le droit d’utiliser notre supériorité physique ou mentale pour obtenir que les autres se soumettent à notre volonté. La personne qui violente son enfant croit qu’en agissant ainsi elle obtiendra le respect et établira son autorité. Peut être que la peur amènera l’enfant à se conformer au début, par contre à long terme le parent perdra le respect nécessaire à ce que l’enfant lui reconnaisse de l’autorité.

Un homme violent le sera toute sa vie. Les comportements violents s’apprennent et se désapprennent. Il est possible d’apprendre à se satisfaire comme père, comme homme, comme personne et comme conjoint. À partir de ce moment-là, la violence n’est plus nécessaire.

La violence est une maladie, on naît violent. Une « maladie » affective, émotionnelle et sociale, peut-être. Mais sûrement pas une maladie physique; contrairement à la croyance populaire, il n’existe pas de gène de la violence et ce n’est pas héréditaire non plus

Il est violent à cause de son passé, de la violence qu’il a subie quand il était plus jeune. On ne peut nier que plusieurs personnes qui utilisent la violence aient été elles-mêmes victimes dans le passé. Toutefois, tout homme violenté ne violente pas nécessairement. Il est possible de s’en sortir en apprenant à répondre à ses besoins adéquatement.

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CONSEQUENCES POUR CES FEMMES :

A) Elles et leurs "maux"

La traumatologie

Les lésions traumatiques sont une conséquence de la violence physique.

Les pathologies chroniques

Toutes les pathologies chroniques nécessitant un traitement continu et un suivi régulier sont susceptibles d'être déséquilibrées ou aggravées par les violences que ce soit des affections pulmonaires (asthme, bronchites chroniques, insuffisance respiratoire), des affections cardiaques (angine de poitrine, insuffisance cardiaque), ou des troubles métaboliques (diabète).

Les décès

Les violences conjugales sont une des causes principales de mortalité des femmes.

La psychiatrie

La violence psychologique peut exister séparément ou n'être qu'un préalable à la violence physique

Il peut s'agir :

- de troubles émotionnels : colère, honte, sentiment de culpabilité, sentiment d'impuissance, " auto-dévalorisation ", états d'anxiété, de panique, ou manifestations phobiques, réponses normales à une situation permanente de terreur ;
- de troubles psychosomatiques : troubles digestifs, lombalgies chroniques, céphalées, asthénie, sensation d'engourdissements et de fourmillements dans les mains, tachycardie et palpitations, sentiment d'oppression et difficultés à respirer ;
- de troubles du sommeil : difficultés à s'endormir, veille ou réveils nocturnes, cauchemars ;
- de troubles de l'alimentation : prises de repas irrégulières, anorexie ou boulimie ;
- de troubles cognitifs : difficulté de concentration et d'attention, pertes de mémoire.

Les dépressions sont fréquentes et frappent plus de 50% des femmes victimes de violences conjugales. Elles sont caractérisées par une perte d'estime de soi, une prudence exacerbée, un repli sur soi, des troubles du sommeil et de l'alimentation, des idées et/ou tentatives de suicide. Elles peuvent être la conséquence naturelle d'une situation dans laquelle la femme se sent ou est réellement dans l'impossibilité de fuir le contrôle et le pouvoir de son partenaire qui la maltraite. Elles peuvent être également dûes au sentiment que la vie du couple arrive à son terme, à une grande incertitude de l'avenir, à la peur de représailles de la part du partenaire, à la crainte de perdre la garde de ses enfants, à la crainte de difficultés économiques, ou encore à une intériorisation de la colère.

B) Pourquoi ne font-elles rien ?

Différents motifs - souvent conjugués-font que les femmes restent sous l'emprise de l'homme violent :

  • l'espoir d'une modification possible des comportements du conjoint ; car malgré tout elles pensent qu'il y a de l'amour !?

  •  un sentiment de culpabilité d'avoir généré cette violence ;

  •  l'unité familiale à préserver, le souci de ne pas priver les enfants d'un père aussi longtemps que cette violence ne les met pas directement en danger ;

  •  la peur de se voir retirer ses enfants ;

  •  les pressions extérieures, la réprobation de l'entourage : une femme souhaitant échapper à une telle situation doit souvent le faire seule, envers et contre tous;

  •  l'isolement social, l'absence d'opportunité pour trouver de l'aide ;

  •  le manque de ressources économiques et les obstacles matériels à surmonter (trouver un hébergement, un emploi, un nouveau logement) ;

  •  les menaces graves, la peur des représailles sur elle-même, les enfants ou les proches, le chantage au suicide du conjoint, qui s'accentuent au moment où la femme décide de rompre ;

  •  la méconnaissance de ses droits, les réticences à affronter les institutions et l'appareil judiciaire ;

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Que faire ?

1. Briser le silence

Comment échapper aux violences de l'autre, faire cesser l'intolérable ? Partir, se cacher, tout laisser, abandonner un travail, des amis, un foyer, disparaître ?

Dans une situation de danger, la victime a le droit de partir et de se réfugier dans l'endroit de son choix avec ses enfants.

Elle peut, si elle le souhaite, signaler son départ et porter plainte auprès des services de gendarmerie ou de police.

Qu'elle vive ou non avec le partenaire violent, il est essentiel, pour elle-même et pour ses enfants, que des mesures de protection soient pensées en amont des situations de crise. Le départ en urgence peut être provisoire ou définitif.

 

2. Préparer un départ

Si la situation le permet, certains documents ou copies peuvent être déposés avant un départ, en lieu sûr (chez un avocat ou dans une association spécialisée) :

  • les papiers officiels (livret de famille, passeport, carte d'identité, carte de séjour...),

  • les documents importants (carnet de santé, carte de sécurité sociale, carnets scolaires, carte grise, bulletins de salaire, diplômes, chéquiers, carte bancaire, avis d'imposition, titres de propriété, factures, quittances de loyer, liste des biens personnels...),

  • les éléments de preuve (certificats médicaux, témoignages, photos, récépissé de dépôt de plainte, numéro d'enregistrement de déclaration de main courante, ordonnance de décisions judiciaires).

3. Imaginer un scénario de protection

Si un épisode violent se prépare, comment se protéger, à qui faire appel, où se réfugier ? Pour faire face à une situation de danger, il est important de s'y préparer.

  • Noter et apprendre par coeur les numéros de téléphone importants (services de police, permanence téléphonique, locale ou nationale, pour femmes victimes de violence conjugale, autres soutiens).

  • Identifier les personnes pouvant venir en aide en cas d'urgence.

  • Convenir d'un code de communication avec une personne proche (qui peut elle-même avertir les services de police ou de gendarmerie).

  •  Informer les enfants sur la conduite à tenir.

  • Préparer un sac de départ, à mettre si possible, en lieu sûr (documents importants, carnet d'adresses personnel, somme d'argent, linge, double des clés de maison, de voiture).

4. Faire établir des certificats médicaux

Les violences subies par la victime ont des conséquences sur sa santé (traces de coups, traumatismes physiques ou psychologiques, blessures).

Il est important de les faire constater par un médecin qui établira un certificat médical accompagné, selon la gravité des faits, d'une incapacité totale de travail (ITT), que la victime exerce ou non une activité professionnelle. Si nécessaire, des photos des blessures peuvent être jointes à ce constat.

Le certificat médical servira d'élément de preuve pour les procédures judiciaires que la victime pourra être amenée à engager ultérieurement : poursuites pénales, procédures civiles (divorce, séparation, indemnisation).

5. Rassembler des témoignages

Si les violences conjugales se déroulent majoritairement dans le secret du privé, cependant des parents, amis, voisins, collègues peuvent néanmoins avoir été témoins d'épisodes violents ou avoir constaté les conséquences d'une situation de violence infligée à la victime.

Ils peuvent témoigner de ce qu'ils ont vu, entendu ou constaté. Les témoignages par écrit doivent être datés, signés et accompagnés d'une photocopie de la pièce d'identité du témoin.

Ces témoignages sont importants, ils permettent de corroborer les déclarations des victimes.

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LES ASSOCIATIONS ET DIFFERENTES AIDES AUX VICTIMES

Service des droits des femmes
31, rue Le Peletier
75009Tel : 01 47 70 41 58

 

CENTRE NATIONAL D'INFORMATION ET DE DOCUMENTATION DES FEMMES ET DES FAMILLES - CNIDF
114 Associations de défense des droits des femmes dans toute la France
7, rue du Jura
75013 PARIS
Tel : 01 42 17 12 00
Adresses ou Site Web

 SOS FEMMES

Adresses ou Site Web

Dans la communauté CA SUFFIT vous trouverez ce témoignage de Claire, vous aurez peut être un peu de mal à comprendre, mais cette personne vit au Canada et ne parle donc pas le même français que nous.

"Bonjour,
Je vais vous faire un petit résumé de ma vie.
Je me suis mariée à 18 ans, trop jeune. Comme bien des filles, j'étais vierge et mon mari avait de la patience pour attendre ce grand moment si précieux pour lui. Mais moi j'avais peur en partant de faire l'amour, je ne sais pas pourquoi, c'était comme ça. Alors à force de dire non il s'est installé une peur affreuse de me coucher le soir car je pouvais passer la nuit debout pour éviter de faire l'amour.
Au bout d'une année je peux vous dire que j'étais encore vierge, mais des coups j'en ai eu de toutes sortes. Je me pensais coupable et je me disais ben tu le mérites, tu fais pas l'amour.
Je me souviens d'avoir été traînée par les cheveux dans la neige, nue. Je me souviens d'avoir été battue à en perdre connaissance, à coups de poing. Et même là je restais avec car je me disais c'est ma faute, je fais pas l'amour.
Un jour 1 an après je me suis décidée à le faire, mais déjà là tout était mort en moi, pas de sensation juste du mal et de la peur ; et me voilà à 19 ans enfin plus vierge : il va être gentil. Et non, c'était devenu comme une routine pour lui, je crois que me battre lui donnait du pouvoir car sans me rendre compte je m'étais enlisée là-dedans sans le vouloir ; j'étais à sa merci. Je faisais tout ce qu'il voulait car j'avais peur à en mourir.
Il m'attachait et je pleurais et lui aimait et me faisait des choses que je ne peux nommer car c'est trop... et la la vie continuait et moi j'étais soumise à ce fou. Il gérait ma garde robe car il était très jaloux et je ne pouvais sortir seule. Il barrait les fenêtres avec des visses pour ne pas que je sorte et les serrures étaient barrées à l'intérieur alors il prenait les clés et j'étais dans ma prison dorée.
Et un jour n'en pouvant plus je me suis tailladé les veines pour ne plus avoir peur de lui je voulais mourir, mais non c'était pas mon heure ; j'ai vu tout ce sang par terre et là j'ai crié, je ne pouvais sortir. Un voisin a défoncé la porte et m'a vue, m'a transportée à l'hôpital [a la gardeur] où j'étais connue par les médecins. Et là le même médecin est venu vers moi et m'a dit : "Dis-moi que c'est lui, juste un mot et je le fais enfermer, je sais que c'est lui qui te bat. Mais encore là j'ai dit non, c'est un accident en brisant une vitre ; sur il m'a pas crue et haïssait mon mari avec raison. J'étais sous son emprise, la femme soumise qui le sert, le lave, lèche ses bottes enfin tout.
Un jour je tombai enceinte avec le temps, un merveilleux fils à moi, je disais à moi. Et là quand il voulait me battre je courais dans la chambre de mon fils, je le prenais dans mes bras et là il me touchais plus, mon fils était mon bouclier.
Je vous raconte tout ça en résumé car se serait trop long, mais mon fils a tout changé : en grandissant il a entendu son père me battre et l'a mis dehors et c'est grâce à mon fils si je vis car après tout ça il fallait voir un médecin pour sortir de tout ça ; ce fut très dur car la maladie, la panique s'installa dans ma tête, la peur d'avoir peur ; et là j'allais de thérapie en thérapie et les médecins me disaient : "Vous n'étiez coupable de rien, c'est lui le malade, pas vous" mais c'était l'enfer, j'avais peur à en mourir et mon fils m'a soutenue là-dedans jusqu'à ses 17 ans.
Il couchait avec moi et disait "Maman ça va passer je suis là à côté de toi, n'aie pas peur Maman". Et je dépendais de mon fils, il avait pas beaucoup de liberté car je le voulais toujours avec moi, j'avais peur seule. Et un jour il me dit "Maman je sors ce soir, peur pas peur je sors", je ne voulais pas mais c'était ça. Et là j'étais sur la ligne phobie [0 à coeur de jour au cls] en panique tout petit dans un coin comme une folle. Mais je suis tombée sur un médecin merveilleux à qui je fais confiance encore aujourd'hui, il a dit : "Claire tu es pas folle tu dois t'aider sinon tu vas t'enfoncer, tu dois te battre", et bien sûr les médicaments pour la panique.
Et avec le temps tout reprenait sa place, ma vie commençait à avoir un sens et je faisais beaucoup de sport, c'était devenu pour moi un ami le sport jusqu'au jour où je fus violée dans le bois ah là je capottais j'ai cru devenir folle, j'étais folle je crois et encore là mon fils m'a aidée à cheminer là-dedans ce qui fut affreux. Je peux vous dire que la pire insulte pour une femme violée est que le mec vous crache dessus après, jamais j'oublierai ça de ma vie.
J'ai couché longtemps avec un couteau, je voulais le tuer car bien sûr lui est libéré et moi j'ai dû déménager pour refaire ma vie car vivre où j'étais avec ce mec était impossible. Encore là j'avais mon fils ma petite bouée ma petite sécurité.
Et la vie continua je dus voir des médecins et tout recommencer à zéro. Mais mon fils était là et bien sûr ça a pris du temps avant de reprendre la course, j'avais peur, mais là je fais du sport et c'est mon moyen de relaxer ; j'ai une alarme à la maison et je vous jure si jamais un mec lève la main sur moi je le tue cette fois pour ceux qui m'ont brisée, et ça c'est affolant de penser comme ça.
Je vis maintenant avec un amour merveilleux, plus jeune que moi mais super pour moi, doux, tendre, tout ce que je n'ai pas eu, et mon fils est en couple avec une petite infirmière et peut faire sa vie en paix car il sait que mon chum est une perle.
Voilà en bref la vie d'une femme soumise par la peur mais qui aujourd'hui veut vivre sa vie et être heureuse et oublier le passé. Sûr je serai toujours en thérapie car il y a des choses qu'on ne peut pas guérir côté sexualité. Si je vous dis que moi pour un simple examen de routine pour le cancer je suis endormie car il m'est impossible de passer une cytologie je suis une femme brisée à vie mais que un seul homme peut comprendre et c'est mon chum, car il y a beaucoup d'interdits  dans notre lit et il dit rien et me comprend.
Je dis à toutes les femmes ne laissez jamais un homme vous dominer il a pas le droit même avec une rose de vous battre.
J'espère que mon témoignage servira à toutes les femmes qui comme moi ont peur de parler. La famille les amies et tout il faut parler et rien garder.
Si j'avais pas gardé tout ça pour moi des années je ne serais pas ce que je suis, la maladie est là bien sûr due au stress vécu et je vis plus dans la maison que dehors, mais je suis vivante et heureuse avec mon chum mon fils, ma petite bru.
 
Bien à vous,
Claire et je ne me cache pas, c'est une partie de mon vécu en résumé, et je ne pleure pas, je suis fière de le raconter si ça peut sauver une femme une seule je serai heureuse ciaoooooo et la vie est belle maintenant pour moi et je remercie Dieu chaque jour d'être sortie de cet enfer où je vivais 
Claire"

 

 


Violence conjugale

 

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